Avant la première guerre mondiale, Suresnes
accueillait déjà quelques industries, avec notamment des
blanchisseries, des teintureries et une biscuiterie, Olibet, implantée
depuis 1880.
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Pont de Suresnes.
Photographie. 1892.
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)
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Flacons de parfum créés pour la société Coty.
Certains sont signés René Lalique.
Première moitié du XXème siècle
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)
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En 1893,
l'entreprise La Gallia inaugurait la fabrication de tubes en acier sans
soudure, en pratiquant l'étirage et l'emboutissage des métaux.
Le département de la Seine, alors première région
industrielle de France, conforta son processus d'industrialisation au sortir de
la grande guerre. Suresnes favorisa l'installation des industries de pointe sur
les berges de la Seine, comme l'aéronautique, l'automobile et la
radiotechnique. C'est en 1915 que Louis Blériot fit construire ses
vastes ateliers et jeta les bases de l'industrie aéronautique
française.
A l'image de Blériot, de nombreux ateliers se transformèrent en
usines : Darracq qui en dix ans, passe d'un petit atelier à une surface
de 22 000 m2, mais aussi Latil et Talbot qui ne cessent de s'agrandir.
Citroën installe son parc aux aciers et ses bâtiments pour les
matrices. Saurer démarre en 1910 la fabrication de poids lourds, camions
et cars avant d'être repris par Unic. Des ateliers de mécanique et
de fonderie enfin, participent à ce développement industriel,
particulièrement dans le cadre de la sous-traitance. Cette mutation
économique aura pour conséquence un accroissement de
l'activité diurne et nocturne, provoquant de nombreuses plaintes de la
part des riverains !
L'industrialisation de la ville n'eut pas que des désagréments :
ainsi les effluves de certaines industries de luxe fleurissaient
agréablement l'air suresnois ! A partir de 1905, Coty crée des
parfums d'une qualité incontestable qui, associés aux flacons
Lalique, assurent le rayonnement du savoir-faire français à
l'étranger. D'autres noms célèbres comme
Coryse-Salomé ou Volnay parfument encore la mémoire de Suresnes.
Certains de ces grands noms comme Coty ou Volnay, ont disparu
depuis les années trente. D'autres sont restés
en changeant de nom (ainsi Blériot devenu EADS), ou
leur ont succédé en assurant l'avenir
économique de Suresnes.
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