Comme pour de nombreuses communes installées sur les
bords du fleuve, la Seine fut déterminante dans le développement de
Suresnes.
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Barrage du petit bras, île de la Folie en 1901.
Photographie. 1901.
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes) |
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La
crue de la Seine, 30 janvier 1910.
Suresnes vue du quai. Carte Postale. Début du XXème
siècle.
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes) |
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L'écluse aujourd'hui |
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Elle constitua d'abord un obstacle naturel
dans le cheminement spirituel des fidèles vers le calvaire
du Mont Valérien.
Mais très vite elle devint une alliée pour son
développement économique : en attendant le
bac, les nombreux pèlerins faisaient souvent une pause
dans les cabarets du village ! Le bac étant réservé
au transport des hommes, les voitures et les animaux devaient
rejoindre les ponts de Saint Cloud et de Neuilly pour traverser
la Seine ; et ce jusqu'en 1842, date à laquelle on construisit
le premier pont entre la rive de Suresnes et celle du Bois
de Boulogne.
Mais les caprices du fleuve, le gel et la sécheresse ne permettaient pas
de naviguer toute l'année. Le décret du 11 décembre 1864
ordonna la construction d'une première écluse, la seconde fut
terminée en 1885. Après les inondations de janvier 1910,
d'importants travaux commencèrent afin d'assurer une meilleure
régularisation du débit du fleuve. Le barrage, encore en place
actuellement, date de 1926.
Les blanchisseries furent les premières industries à exploiter la
Seine : elles s'installèrent dans la plaine de Suresnes dès
la fin du XVIIIème siècle. Bénéficiant de la
clientèle parisienne, elles prospérèrent jusqu'au
début du XXème siècle, où l'on pouvait compter
jusqu'à une trentaine d'établissements. En 1915, l'aviateur Louis
Blériot demanda au Maire de Suresnes d'y construire sa première
usine, qui devait s'étendre sur 20 000 m2. Sa situation
exceptionnelle permettait de charger les appareils et de les débarquer
à proximité de l'hippodrome de Longchamp. C'est ainsi que les
premiers hydravions furent essayés à Suresnes.
Aujourd'hui les blanchisseries ont totalement disparu, et les
locaux des usines de Louis Blériot sont occupés
par l'Aérospatiale. Ces bouleversements n'ont pas contrarié
le flux tranquille du fleuve, qui transporte toujours les péniches
sur les chemins de la capitale !
D'autant qu'il s'est trouvé une nouvelle vocation, totalement
écologique celle-là. Pendant les deux mois d'été,
les berges de Seine, à la hauteur du pont de Suresnes,
deviennent le port d'attache d'une grande manifestation : "Voiles
92 - La Mer à Suresnes". Destinée aux jeunes
des Hauts-de-Seine qui n'ont pas la possibilité de partir
en vacances, ce projet original leur permet de s'initier aux
sports nautiques avec le parrainage de grands skippers, comme
Marc Pajot ou Catherine Chabaud. Au programme : voile, aviron,
canoë et kayak, avec des équipements performants
dans un cadre de qualité. Le grand public n'est pas oublié,
puisque "La Mer à Suresnes" lui ouvre ses portes
tous les week-ends. Une belle occasion pour envisager son cadre
de vie d'un il neuf ! |
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