le patrimoine

La Cité-jardins

En s'inspirant des expériences anglaises du début du XXème siècle, Henri Sellier, maire de Suresnes et président de l'Office public départemental des Hauts-de-Seine, décide en 1919 la construction d'une Cité-jardins.

 
La Cité-jardins
La Cité-jardins vers 1925
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)

13 juin 1934
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)

Cet ensemble architectural novateur devait allier l'accueil du plus grand nombre (entre 8 000 et 10 000 habitants), aux atouts d'une ville moderne. Cette dernière se caractériserait par la mixité sociale, la présence d'équipements publics, l'introduction de l'art dans le quotidien et surtout, la verdoyance du cadre de vie.

Henri Sellier en confie la réalisation à l'architecte Alexandre Maistrasse, qui conçoit un plan où les immeubles collectifs de quatre étages voisinent avec les pavillons individuels. La nature y est présente sous les formes les plus variées : squares plantés, placettes arborées, jardins individuels et pelouses.

La première pierre est posée en 1921, sa construction s'achèvera en 1956. Située sur un plateau élevé entre le champ de courses de Saint Cloud et le cimetière du Mont Valérien, elle offrait à ses habitants, de l'ouvrier qualifié à l'ingénieur, des pavillons et des appartements confortables d'une grande modernité : cuisine indépendante ou non, salle d'eau, salle de bain, cabinet d'aisance, chauffage central.

Au logement sain est associé l'hygiénisme afin de lutter contre les maladies endémiques et contagieuses, fréquentes à cette époque. L'initiation de la population passera notamment par l'action des "infirmières-visiteuses".

La Cité-jardins de Suresnes se distingue par l'importance de ses équipements publics :
- deux groupes scolaires abritant des écoles maternelles et primaires,
- une résidence pour personnes âgées,
- un hôtel pour célibataires et jeunes ménages,
- un établissement de bains-douches,
- une église et un temple,
- un centre de loisirs qui deviendra le théâtre Jean Vilar.

Réhabilitée, de 1983 à 1996, la Cité-jardins continue de perpétuer un certain art de vivre souhaité par ses créateurs, et entretenu par ses habitants.

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