le patrimoine

L'école de plein air

Les écoles de plein air ont fait partie du champ expérimental privilégié des théories hygiénistes durant les années 30.

Vue aérienne de l'école de plein air de Suresnes.
Vue aérienne de l'école de plein air de Suresnes.
Photographie. 1935.
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)
Une classe primaire
Une classe primaire
Carte postale.
(Collection du Musée de Suresnes-René Sordes)

Leur construction associait air et lumière pour lutter contre les mauvaises conditions de vie et la prolifération de la tuberculose, offrant à l'enfant un épanouissement tant physique qu'intellectuel.

Celle de Suresnes, conçue de 1934 à 1935 par les architectes Eugène Beaudoin et Marcel Lods, en est le plus bel exemple. Protégée côté nord par la grande façade de l'école dans laquelle sont percées les entrées, les classes sont installées dans un jardin arboré. Elles s'ouvrent sur trois côtés par des parois vitrées donnant vers le sud. Ces dernières se replient en accordéon, permettant de faire classe quasiment en plein air grâce à une barrière d'air chaud.

Des galeries desservent les différents bâtiments. Elles sont aménagées en leur partie supérieure pour la circulation entre le bâtiment principal et les toits des classes, transformés en solarium et accessibles par des rampes.

Quelle que soit la température, l'enfant doit profiter au maximum de l'air pur ambiant : cours à l'ombre des arbres, sur les terrasses, exercices physiques à l'extérieur, sieste et repos dans le jardin ou au solarium, repas dans des locaux très aérés voire en plein air.

Beaudoin et Lods ont voulu créer un mobilier scolaire adapté à ces conditions particulières de travail. Leurs recherches ont permis d'obtenir, grâce à l'alliage d'aluminium employé, un matériel léger, robuste et pratiquement inoxydable. Il pouvait être transporté par chaque élève, même les plus petits !

Aujourd'hui classée monument historique, l'école de plein air abrite l'INS HEA.

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